Compte rendu « Mobilité »

Compte rendu de la réunion de restitution des ateliers « mobilité ». 04/06/2019

Le 4 juin 2019, l’équipe du projet de réaménagement urbain « Quartiers Libres » organisait une réunion de restitution des ateliers de concertation sur la mobilité qui s’étaient tenus au premier semestre 2018. Il s’agissait de quatre ateliers thématiques (général, transports en commun, voitures, modes doux et espaces publics) ayant réuni en tout une cinquantaine de personnes qui y avaient exprimé des attentes, des besoins et des craintes.

Cette réunion de restitution, comme le précise Etienne Ballan, sociologue du groupement « QL » constitue en fait une étude qui donne des orientations à la Métropole et les propositions présentées n’ont donc rien de sûr ni de définitif.

Pour commencer un rappel est fait sur les attentes exprimées par les participants lors des précédents ateliers et par le public au travers des expos.
Vous trouverez ici les comptes rendus des quatre ateliers : http://quartierslibres.marseille.fr/saint-charles-belle-de-mai/la-mobilite

Quelques attentes fortes ci-dessous :

  • Créer des liaisons inter-quartiers et pas seulement vers le centre-ville
  • Amélioration des dessertes de bus : fréquences, horaires, tarifs, conditions d’attente…
  • Réduction des vitesses dans le quartier
  • Mise en place d’une infrastructure lourde type métro ou tram ou tram-train sur les rails existants.
  • Lignes de bus dédiées à la Belle de mai qui démarreraient de Burel.
  • Création de parkings pour les habitants dans des zones non habitées (Plombières par exemple).
  • Faciliter les déplacements vélos et piétons
  • Faciliter le trajet vers la gare SNCF
  • Faciliter les déplacements nocturnes pour les emplois en horaires décalés et les loisirs.

Réponses/Propositions de QL :

Transports collectifs

  • Les lignes 31 et 32 deviennent des « lignes structurantes » donc renforcées en horaires et améliorées en confort.
  • (d’ici à 4/6 ans) Une deuxième « ligne structurante » est créé sur Cadenat/Jobin/Guibal/Gare visant essentiellement à la desserte des pôles d’activités économiques que sont la Friche, le Pôle Média, les Archives…etc (qui ne constitue pas la centralité habitée du quartier).
  • Un réseau complémentaire plus léger est créé :le 49 renforcé, un 52 qui irait vers la Plaine par exemple et le 88 vers le 13004…
  • A plus long terme, un tram est envisagé sur National jusqu’à Arenc

Réaction des participants :

Une participante signale que les trajets favorisés sont ceux qui vont vers le centre alors qu’à Marseille, contrairement aux autres villes, le bassin d’emploi ne se situe pas au centre mais plutôt dans des arrondissements comme les 13008 ou 13012, ce qui va obliger les travailleurs à se rentre au centre pour se rediriger vers ces secteurs.

La question est posée sur l’amélioration des transports collectifs en nocturne et cette thématique n’a pas été approfondie alors qu’elle constitue une des priorités des habitants.

Avancée de la réflexion sur le Tram-train ? Réponse : Ce n’est pas faisable actuellement car cela nécessite des infrastructures trop lourdes, onéreuses (gares et dédoublement des voies). Eventuellement dans un futur lointain…

Concernant les travaux sur la gare St Charles elle-même et les déviations de lignes pendant ces travaux, on nous annonce une concertation du public qui sera mise en place par la SNCF prochainement.

Accès à la gare St Charles pour les habitants du cœur du quartier (Caffo/Cadenat) : les habitants doivent faire ce trajet à pied avec les valises et ils estiment que cette question doit être une priorité sur les créations de réseaux de bus annexes ou de navettes.

Voitures/circulation

  • Les axes principaux consacrés à la circulation des véhicules individuels contourneront au maximum le cœur du quartier. Il s’agit de dissuader de prendre la rue Belle de mai au profit des rues Loubon/Crimée/National/Jobin/Guibal/Plombières.
  • Le carrefour Séry sera apaisé et la réservation faite au PLUI pour l’îlot commercial du haut de la rue Loubon ne sera pas utilisé. Cet îlot sera donc conservé en l’état.
  • Les bus circuleront en double sens dans le boulevard de la révolution et ne termineront donc pas sur le carrefour Sery/Orange/Loubon/Léon Perrin.
  • Le traitement de la circulation dans les tunnels est prévu à court terme. (voir compte rendu concertation places de poches)

Modes doux/Espaces publics

  • Apaiser par des zones à 20 et à 30 favorables aux piétons et aux vélos (pas dans l’immédiat toutefois). Cela se fera par étapes à partir de 2020, rue par rue.
  • Pour les vélos, au vu de la largeur de certaines rues, des pistes cyclables ne pourront être aménagées que sur certains axes comme Jobin par exemple. Les rues plus étroites accueilleront des circulations vélos en sens inverses des voitures (rue belle de mai par exemple). Des circulations inter-quartiers seront créées pour les vélos comme pour les voitures.
  • Une dizaine de stations « Vélib » seront créés et prochainement annoncées lors du dévoilement d’un « Plan Vélo » par la Métropole.
  • La piétonisation de certains morceaux de rues est prévue à court terme (Boyer, Levat…). (voir compte rendu concertation places de poches)

Réaction des participants :

Un cycliste s’inquiète que rien ne soit prévu pour faciliter la traversée du tunnel Jobin en vélo.
Une participante s’inquiète de l’utilisation par les scooters du contresens cyclable.

Stationnement/Parkings

  • Des parkings seront automatiquement prévus pour les habitants des nouveaux logements qui seront construits sur le secteur des casernes.
  • Introduction de zones de stationnement payantes.
  • Création (si le PDU le permet) de micro-parkings publics.
  • Suppression/dissuasion du stationnement illicite.

Réaction des participants :

Des habitants s’inquiètent de l’introduction de la zone payante car les possesseurs de voiture dans le quartier sont plutôt des travailleurs à faible pouvoir d’achat qui ne pourront pas louer ou acheter de garage/place. Cela pose la question de la « gentrification » et renforce les inégalités socio-économiques.

Une étude datant de 2014 sur les voitures-ventouse stationnant dans le quartier devait être réactualisée. Où cela en est-il ? Réponse : une nouvelle étude a déterminé que finalement elles n’étaient pas si nombreuses et que le stationnement est plutôt saturé la nuit ; ce qui démontre qu’il n’y a déjà pas assez de places de stationnement pour les résidents.

« QL » souligne que si l’offre de transport en commun est assez performante pour les gens qui viennent travailler (Friche/Pôle Média..) cela pourra désengorger le stationnement.
Une participante souligne que si le transport nocturne ne s’améliore pas lui aussi, les habitants resteront obligés de posséder un véhicule individuel.

L’équipe de QL insiste sur la nécessité de l’introduction de la zone payante, même avant l’amélioration du transport en commun car il faudra éliminer des stationnements voitures pour pouvoir faire les aménagements urbains permettant la mise en place des lignes de bus structurantes. Ils nous conseillent de nous battre plutôt pour obtenir la gratuité d’un « macaron résident ».

Pour terminer la réunion, un participant remet en question la façon dont est menée la concertation en ne cherchant pas à insérer les différentes communautés du quartier. Il souligne que la moitié des réunions ayant lieu en mai et juin 2019 sont organisées pendant le mois du Ramadan à des horaires incompatibles avec les pratiques d’un grand nombre d’habitants du quartier. La communication autour du projet et de la concertation n’est pas non plus satisfaisante pour intégrer le plus grand nombre d’habitants, comme cela a déjà été dit à plusieurs reprise au cours des différents temps de concertation organisés depuis 2016.

Pour conclure et de façon subjective, les « points chauds » resteraient le stationnement payant, la circulation nocturne et le trajet des habitants qui se rendent à la gare SNCF. De même la réduction des vitesses qui nous parait urgente ne semble pas pour demain.

 

 

 

 

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Budget participatif

BUDGET PARTICIPATIF pour les parents d’élèves de la Belle de mai :
L’expérimentation du budget participatif consiste en un budget de fonctionnement construit avec les habitants. Les habitants sont au cœur de la démarche à chaque étape : établir les besoins et les priorités, définir les modalités de l’appel à projets, sélectionner les projets par le biais de votes, suivre la réalisation des projets.

Cette expérimentation va se mettre en place auprès des parents d’élèves du Rep+ Belle de Mai (parents du collège Belle de Mai et des écoles maternelles et élémentaires du réseau).

Les 1ères rencontres à destination des parents sont ainsi prévues à la MPT/CS Belle de Mai – le mardi 11 juin de 9h à 11h et le lundi 17 juin de 9h à 11h – afin de définir les priorités d’action et les grandes lignes de l’appel à projets, notamment les modalités de sélection des projets. L’appel à projets sera ensuite lancé pour un dépôt des projets par les associations jusqu’en septembre. La sélection des projets par les habitants aura ensuite lieu en octobre, pour une réalisation des projets à partir de la fin de l’année en novembre/décembre.

Tous les parents d’élèves du Rep+ Belle de Mai sont donc les bienvenus pour la 1ère rencontre du mardi 11 juin à 9h à la MPT/CS Belle de Mai, 6 boulevard Boyer !

N’hésitez pas à relayer l’information aux parents qui pourraient être intéressés.

Contact Metropole :  Charlotte BATTAGLIA
06 32 87 46 14 – 04 91 99 78 57

04 91 99 78 55 (Secrétariat)

 

 

Quartiers Libres : Les casernes

Compte rendu réunion : « espaces publics sur le site des casernes » dans le cadre de la concertation du projet de réaménagement urbain
« Quartiers Libres : St Charles/Belle de mai ». 23/05/2019.

17h à 18h : balade in situ avec présentation des différents espaces. Les questions posées l’ont aussi été lors de la réunion formelle qui suivait la balade.

18h : Une vingtaine de personnes présentes. L’équipe du projet nous fournit un plan imprimé en A3 pour chaque participant et projette un diaporama pour illustrer l’information. Il s’agit du secteur des casernes de 7 ha qui accueillera des équipements publics et des logements. Cette réunion porte plus précisément sur les espaces publics ouverts et les itinéraires qui permettront aussi de relier le quartier de la Belle de mai à la gare St Charles. Plus d’info ici : http://quartierslibres.marseille.fr/les-casernes/le-quartier-des-casernes

Question du public : assistons-nous à une réunion d’information ou de concertation ?

Réponse de QL : certains moments de la concertation sont plus informatifs que d’autres mais nous vous écoutons et prenons en compte vos remarques et suggestions dans toutes les réunions.

Les habitants présents et plus particulièrement ceux qui participent à la « concertation » depuis peu, regrettent toutefois de ne pouvoir s’en assurer car les comptes rendus des réunions précédentes ne sont pas visibles sur le site internet qui n’est pas régulièrement alimenté.

L’équipe du projet précise  que nous sommes dans la phase d’avant-projet puis il y aura la phase d’avant-projet détaillé et enfin le projet lui-même. Le sociologue du projet nous rappelle que cette concertation est une phase volontaire (que nous devons nous estimer heureux ?) et que la discussion reste ouverte.

L’aménagement des espaces publics du site des casernes a été déterminé par les difficultés de la topographie car il est en forte pente et composé de différentes terrasses. Les espaces publics seront aménagés avant les éléments construits (logements et équipements) et c’est l’ouverture de l’école Marceau qui en détermine la temporalité car il faut que les espaces publics soient prêts quand l’école ouvrira soit en septembre 2022 si tout va bien ou en 2023.

La « forêt » de 1ha5, située entre la caserne du Muy et la gare St Charles sera composée de différentes essences méditerranéennes avec des arbres hauts. Les plantations commenceront en 2023 car elles se situent sur le terrain de l’actuelle école Bugeaud (en préfabriqués) qui ne pourra être supprimée qu’à l’ouverture de l’école Marceau. Les hauts arbres n’atteindront leur hauteur définitive qu’une dizaine d’années après. Il y aura aussi des plantations basses et moyennes et les allées seront soit pavées, soit bétonnées. Un des pavillons Bugeaud pourra être dévolu aux jardiniers des services « espaces verts » de la ville qui gèreront cette végétation. Une gestion hybride avec une association pourra également être testée. Les allées seront gérées par la Métropole. Dans un autre de ces pavillons s’ouvrira à la rentrée 2019, la tant attendue « Maison du Projet ».

Pour la circulation,  la plupart des espaces sont piétons, végétalisés et ouverts. Un parcours pour les personnes à mobilité réduite (pente à 4%) a été élaboré malgré les forts dénivelés du site.

Une rue sera créée pour la desserte à l’arrière de l’école ainsi que des parkings souterrains principalement pour les nouveaux logements (environ 450).

Entre la caserne du Muy et la rue de la Belle de mai se tiendront l’école Marceau, un Gymnase et des logements. L’actuel Centre d’Animation et de Loisirs de la mairie de secteur sera remplacé par des logements mais ses activités pourront être reportées sur le gymnase et dans le « Hangar » situé en bordure de la rue de la belle de mai et voué à une occupation « flexible ». La jointure entre le site des casernes et la rue de la Belle de mai sera apaisée (circulation automobile à 20km/h) et proposera un « city stade » et une place publique.

L’équipe du projet « Quartiers Libres » annonce travailler en lien étroit avec tous les services de la Métropole qui géreront ces espaces : déchets, éclairages, espaces verts….

Concernant la caserne du Muy qui à l’heure actuelle, n’est pas encore acquise par la mairie, elle comprendra la future médiathèque qui sera dans la première tranche de travaux. Elle mêlera équipements publics et privés, sachant qu’il faudra obligatoirement du privé pour financer la réhabilitation du bâtiment.

Débat :

Fortes inquiétudes concernant les écoles :

Question du public : Sachant que le nombre de classes et d’établissements scolaires est déjà actuellement très insuffisant sur le 3ème arrondissement, comment compter vous gérer la disparition  des deux groupes scolaires en préfabriqués actuellement implantés sur le site des casernes (Bugeaud 21 classes et Busserade 14 classes).

Réponse de QL : L’école Bugeaud ne sera pas supprimée avant que l’école Marceau ne soit en fonction. Deux autres écoles sont prévues pour 2023 (si tout va bien) : l’école Jolie Manon (17 classes) et l’école de la Friche (10 classes). On supprimera Busserade quand l’école Jolie Manon sera ouverte.

Les habitants ne sont pas convaincus par cette démonstration car l’étude prospective démographique rend obligatoire la création de 3 classes supplémentaires par école jusqu’en 2023 (13003 : Ecoles publiques : 11 maternelles, 12 élémentaires + 2 élémentaires privées.).
De plus l’arrondissement a vu son nombre d’élèves augmenter ces dernières années et les bibliothèques d’écoles, salles d’informatique, salles polyvalentes ont été petit à petit transformées en salles de classe.
Et cela reste insuffisant puisque la majorité des écoles du secteur n’ont pas pu dédoubler physiquement les CP et CE1 et travaillent à deux enseignants dans la même salle de classe.
D’autre part l’arrondissement étant classé prioritaire par le ministère de la Cohésion Sociale, des classes de TPS (toutes petites sections à 2 ans) doivent être crées.

De plus, nombre d’écoles du quartier doivent être rénovées de toute urgence et/ou agrandies (par exemple 4 services de cantines de 20 minutes car le réfectoire est trop petit). A cette question l’équipe du projet indique que des réhabilitations vont être enclenchées entre aujourd’hui et 2023.

Enfin de nouveaux logements vont être construits sur le site des casernes et certains, ailleurs sur le 3ème, sont en construction et pas encore occupés. La mairie de secteur faisait état en 2016 de 6000 logements supplémentaires sur le 13003, sans compter « Quartiers Libres » ! De nouveaux élèves qu’il faudra scolariser…

Pour terminer sur le sujet scolaire, la problématique des collèges est également soulevée car ils vont très vite subir la pression démographique de l’élémentaire. L’équipe du projet Quartiers Libres n’a pas travaillé sur ce sujet car cela est du ressort du département, mais elle a conscience de ce problème imminent.

Logements :

Question du public : Quel est le type de logements qui vont être construit, accession à la propriété ou à la location ? Quel sera le pourcentage de logements sociaux ?

Réponse de QL : Rien n’est déterminé pour le moment. Tout dépendra des aménageurs et de leur volonté.

Les habitants soulèvent la question, remise en cause actuellement au PLUI, de l’obligation de réserver 30% de logements sociaux sur des projets dépassant 100 logements.
Ils craignent que, comme souvent à Marseille, ne soient construits plusieurs îlots de moins de 100 logements afin d’éviter cette obligation. Quelles négociations seront possibles avec ces aménageurs privés ?
Les participants rappellent qu’une étude sur l’habitat indigne réalisée par la mairie en 2016, prévoit avec une OPAH, la mise à la rue d’environ 1000 familles (sur 14000 habitants) à la Belle de mai, dans le cadre de l’éradication de l’habitat indigne. Une seconde étude doit être réalisée prochainement et l’équipe du projet « Quartiers Libres » nous annonce qu’une réunion spécifique sur ce sujet aura lieu à l’automne 2019.
Une participante remarque que l’on pourrait également réhabiliter l’habitat ancien pour y prévoir des logements sociaux. Elle pose la question de comment garder l’âme du quartier avec ces nouveaux aménagements.

Ces questions renvoient à la crainte d’une « gentrification » déjà exprimée lors de précédentes réunions, ainsi qu’à la façon dont est menée la « concertation » en direction de tous les publics.
Questions récurrentes des moyens insuffisants pour une concertation réelle et élargie : Pourquoi ne pas distribuer des flyers dans les boites aux lettres ou faire appel à une association spécialisée dans la concertation de terrain? Comment peuvent participer les personnes éloignées du numérique, en travail décalé ou en charge d’enfants à garder dans les horaires de ces réunions (18h) ? Comment peuvent s’insérer de nouveaux participants si aucun compte-rendu des précédentes réunions ne sont accessibles sur le site internet ?
Cette carence en communication explique aussi sans doute la faible fréquentation enregistrée par l’équipe du projet pour l’exposition à la Maison pour Tous, pour le mois d’avril.

 Parkings

L’arrivée de nouveaux arrivants signifie aussi des véhicules supplémentaires. Comment ces nouveaux flux vont-ils  impacter la tranquillité actuelle de certaines rues ? Combien de places de parking seront attribuées par foyer pour les nouveaux logements? L’achat du parking sera-t-il lié à celui du logement ? (exemple d’une résidence du boulevard Bouès où  les voitures sont garées dans la rue et les parkings souterrains sont vides actuellement boulevard Bouès car les acheteurs n’avaient pas les moyens de les acquérir en sus du logement).

Réponse QL : Rien n’est figé pour le moment, les réflexions sont en cours et l’équipe est en recherche active de foncier pour aménager des micro-parkings publics. Les parkings souterrains pourraient aussi être multi-usagers (habitants, visiteurs…). Le PLUI présente des contraintes pour la création de nouveaux parkings en ville. L’idée générale est plutôt d’aller vers « moins de voitures ».

L’équipe QL nous invite à participer à la réunion de restitution de l’étude sur les déplacements et les transports qui aura lieu le 04 juin 2019 à 18h au Centre social / Maison pour Tous Belle de Mai, 6 bd Boyer 13003. Y seront également abordées les questions de stationnements.

Pour conclure ; Parmi les demandes exprimées des habitants pendant l’exposition, celle de changer le nom de « Bugeaud » qui renvoie à l’image négative du maréchal Bugeaud et à la colonisation de l’Algérie.

Quartiers Libres

Projet de réaménagement urbain de votre quartier, dates à noter :

Samedi 18 mai : Balade urbaine organisée par l’équipe du projet de 14h à 16h environ. Rendez vous devant le Centre social / Maison pour Tous Belle de Mai, 6 bd Boyer 13003. Gratuit et ouvert à tous.

Dimanche 19 mai : Point d’échanges proposé par des habitants sur l’avenir du jardin Levat, de 14h à 16h au jardin Levat, 52 rue Levat 13003.

Jeudi 23 mai : Synthèse de la concertation sur les espaces public des casernes organisé par l’équipe du projet à 18h au Centre social / Maison pour Tous Belle de Mai, 6 bd Boyer 13003.

Samedi 25 mai : Balade urbaine organisée par l’équipe du projet de 14h à 16h environ. Rendez vous devant le Centre social / Maison pour Tous Belle de Mai, 6 bd Boyer 13003. Gratuit et ouvert à tous.

Dimanche 26 mai : Point d’échanges proposé par des habitants sur l’avenir du jardin Levat, de 14h à 16h au jardin Levat, 52 rue Levat 13003.

Mardi 28 mai : Réunion de concertation sur l’avenir du couvent Levat organisé par l’équipe du projet à 18h au jardin Levat, 52 rue Levat 13003.

Mardi 4 juin : Restitution de l’étude sur les déplacements et les transports à 18h organisé par l’équipe du projet à 18h au Centre social / Maison pour Tous Belle de Mai, 6 bd Boyer 13003.

Jeudi 27 juin : Réunion de concertation sur l’avenir du couvent Levat organisé par l’équipe du projet à 18h au jardin Levat, 52 rue Levat 13003.

Mardi 9 juillet : Réunion de concertation sur l’avenir du couvent Levat organisé par l’équipe du projet à 18h au jardin Levat, 52 rue Levat 13003.

Le réaménagement urbain en cours sur notre quartier nous concerne tous!
Participez et parlez en à vos voisins!

Pour en savoir plus

 

 

 

Quartiers Libres : L’avenir du couvent Levat

La Mairie et le groupement d’urbanistes « Quartiers Libres » prévoient plusieurs réunions de concertation avec les habitants au cours de l’année 2019 en vue de définir la place qu’occuperont le Couvent et son jardin dans le quartier de la Belle de Mai et plus largement dans Marseille et la Métropole.

La première de ces rencontres a eu lieu le jeudi 2 mai 2019.
Nous vous en proposons ci-dessous un compte rendu :

Compte rendu réunion de concertation « Quartiers Libres » :
L’avenir du couvent Levat. 02/05/2019

Une cinquantaine de participants présents, dont une quarantaine de militants associatifs et habitants impliqués du quartier.

Mickaël Güller : architecte du groupement « Quartiers Libres ».
Hélène Jouve : technicienne pilote du projet pour la métropole.
Etienne Ballan, sociologue du groupement « Quartiers Libres ».

Etienne Ballan anime la réunion et commence par un historique du couvent Levat :
Situé au 52 rue Levat, le Couvent des Soeurs Victimes du Sacré-Coeur de Jésus, a été établi en 1843. Des religieuses y ont vécu, recluses, selon des règles établies en 1855, en cultivant un jardin vivrier d’environ 13 000 m², incluant potager, verger, prairie, poulailler, etc. Le jardin était donc cultivé et la terre travaillée et amendée régulièrement.
En 2016, les religieuses décident de quitter le couvent pour s’établir dans un lieu plus calme et quittent Marseille. Inclus dans le périmètre du projet de réaménagement urbain « Quartiers Libres », le couvent et son jardin (1,7 ha au total) sont acquis par la Ville de Marseille en avril 2017, et sont occupés depuis cette date, de façon transitoire (pour 3 ans), par l’association Juxtapoz qui en assure la gestion, le gardiennage et accueille une résidence d’artistes dans les bâtiments.
Le jardin Levat est également ouvert à des usages plus spécifiques que la simple promenade, avec des activités organisées par des acteurs associatifs ou scolaires, mais toujours dans un cadre contractuel avec la Mairie ou Juxtapoz.
Ainsi plusieurs acteurs ont déjà proposé des projets, notamment dans le domaine du jardinage, pour lequel une parcelle d’environ 700 m² a été mise à disposition de différentes associations.
A noter qu’il a été décidé la mise en place d’un comité de gestion pluraliste, composé des services de la Ville de Marseille, de l’association Juxtapoz, de délégués d’usage issus de la société civile locale et enfin de personnalités qualifiées. Ce comité de gestion examine principalement les demandes de projets d’usage proposés.

Les habitants regrettent toutefois que les horaires d’ouverture soient fluctuants (ce qui est un frein à des habitudes de fréquentation) et peu adaptés aux besoins (fermé le samedi par exemple).

La convention de l’association « Juxtapoz » prenant fin en avril 2020, le groupement QL, dans une démarche participative affichée, lance une série de réunions publiques destinées à travailler la définition d’un avenir à ce site en profitant des retours d’expériences des différents usages du lieu (artistiques, jardiniers, pédagogiques, etc.).

Etienne Ballan décrit ensuite le processus de travail que QL souhaite mettre en place : Il aura lieu jusqu’à l’automne et consistera à « partager ses idées et voir si elles sont faisables ».

Dates des prochains rendez vous qui seront organisés sous forme de travail en petits groupes.

  • 28 mai 2019 : Potentiels du site, besoins du quartier et découvertes de modèles inspirants
  • 27 juin 2019 : Usages et programme
  • 9 juillet 2019 : modes de gestion et élaborations de scénarios
  • septembre : retour aux élus qui auraient accepté le principe de cette démarche et qui se positionneront sur un des scénarios proposés (avec peut-être des modifications, nous dit on).
  • Octobre : feuille de route

Objectifs : Etablir une « Feuille de route » -programme – usages-gestion – à partir des idées de tous les acteurs et mise en oeuvre en avril 2020.

Les invariants :

  • C’est et cela doit rester un équipement public
  • Cela devra être ouvert au public
  • Il faudra maintenir une activité agricole ou de jardinage

Concernant les besoins du quartier, Mickaël Güller fait remarquer que d’autres bâtiments sur le périmètre des casernes sont destinés à des services publics.

Question du public : Quel sera le budget consacré à ce projet puisque jusqu’à présent il n’y avait pas d’argent ni pour le couvent, ni pour une concertation élargie permettant de toucher vraiment les habitants (peu d’affiches, flyers, pas de moyens humains…etc)?
Réponse de QL : pas de limitation de budget à l’avance pour le projet du couvent.

Question du public : Quel est le réel pouvoir des habitants et la place de cette maitrise d’usage dans le processus de décision? Les élus peuvent ils, après ce travail, tout remettre en question?
Réponse de QL : Les élus ont accepté l’idée de cette démarche participative.

Question du public : Le site est il inscrit au PLUI et au SCOT (shéma de cohérence des orientations territoriales)?
Réponse de QL : Le couvent Levat fait l’objet d’une réservation pour un équipement public au Plan local d’urbanisme (PLU) de Marseille. Une partie du jardin est par ailleurs protégée en tant qu’Espace Boisé Classé (EBC). Le SCOT n’est pas concerné car il définit des orientations plus larges.

Question du public :Quel budget et quels moyens vont être mis en place pour garantir la concertation de tous les publics? Pourquoi ne pas distribuer des flyers dans les boites aux lettres ou faire appel à une association spécialisée dans la concertation de terrain? Comment vont participer les personnes éloignées du numérique, en travail décalé ou en charge d’enfants à garder dans les horaires de ces réunions (18h)?
Réponses de QL : Nous reconnaissons un défaut de communication mais nous comptons sur les bénévoles/relais pour élargir l’information. La contribution est possible sur l’adresse mail : jardin.levat@marseille.fr. Certaines réunions ou rencontres organisées par d’autres structures comme celle sur les communs le 22 juin peuvent très bien s’insérer dans la démarche. Les ateliers se feront en petits groupes pour faciliter l’expression des personnes peu habituées à parler en public.
Et c’est à chacun de nous d’accompagner nos voisins à participer.
Les militants de « J’Y Vis G mon Avis » signalent qu’ils font déjà ce travail depuis septembre  bénévolement sans moyens et sur leurs temps libres.

Question du public : Quel pourra être l’impact des prochaines élections municipales sur le projet « Quartiers Libres »?
Réponse de QL : Le site du couvent est un bien municipal et l’équipe QL est prestataire de la mairie encore pour 7 ans.  Tout ne peut pas être balayé à priori mais il est impossible de présager de l’impact des municipales. Hélène Jouve explique que cette démarche est portée par un système qui n’a pas l’habitude de ce type de démarche, que les craintes sont légitimes mais qu’il existe un cadre législatif. Elle pense que plus on avance avant les élections, plus on a de chance que la démarche soit reconnue. Il existe également des modes de contractualisation qui pourraient permettre de verrouiller cette démarche de concertation. QL ne peut rien garantir mais les citoyens pourraient par exemple demander aux futurs candidats déclarés de se positionner sur cette question.

Après ces débats, Mickaël Güller prend la parole en souhaitant nous faire déjà réfléchir à des usages possibles. Il décrit sa propre expérience d’utilisation à Zurich (Suisse) de « centres civiques » , une quinzaine dans la ville depuis 60 ans. Ce sont des lieux de ressources où l’ont peut trouver des ateliers pédagogiques, des animaux de la ferme, des jardins partagés mais aussi des gymnases, des salles des fêtes ou des locations d’espaces.

MG fait appel à nos souvenirs d’enfance et d’adolescence pour imaginer le futur du couvent Levat.