Budget participatif

Article Marsactu du 20/08/2019

Les habitants de la Belle de Mai vont bénéficier d’un (petit) budget participatif

Violette Artaud
20 Août 2019

La métropole l’a voté en juin. Un budget participatif va être mis en place dans trois quartiers prioritaires de la politique de la ville du territoire métropolitain, deux à Port-de-Bouc et une partie du centre-ville de Marseille. Il s’agira plus précisément de la Belle de Mai, détaille aujourd’hui La Marseillaise, après que cette localisation a été dévoilée. Le but de cette expérimentation est que les habitants de ces quartiers décident de ce qu’ils veulent faire de ce budget de 65 000 euros au total. Pour ce faire, des comités de pilotage vont être créés et des appels à projets lancés.

Si l’initiative est saluée par des associations, les moyens alloués restent relativement bas pour environ 20 000 habitants et dans la fourchette basse de ce type de démarches. « Les idées ne manqueront pas, le budget sera de toute façon insuffisant », note dans La Marseillaise Jean-François Blondeau, habitant du 3e arrondissement et membre du conseil citoyen. Il pointe aussi le retard de la mise en œuvre de cette mesure : « Cette expérimentation devrait être depuis longtemps une pratique permanente comme dans d’autres villes, ce n’est pas encore avec ça qu’on va faire la révolution démocratique à Marseille. »

Quels moyens seront mis en place pour associer largement la population du quartier? A suivre, donc….

Ci-dessous, informations sur le budget participatif à Rennes :

 

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Habitat : Lettre ouverte

Projet Partenarial d’Aménagement et habitat

La lettre ouverte ci-dessous, publiée ce jour par l’association « Un Centre Ville Pour Tous » vient rappeler au ministre du logement que l’audit des 4000 immeubles promis après le 5 novembre 2018, doit être élargi au delà du quartier de Noailles.

Nous avons pu nous en rendre compte lors des évacuations de logements dans le 3ème arrondissement dès novembre et cela a été confirmé lors de la publication par la presse d’une étude pré opérationnelle sur la Belle de mai, datant de 2016 et faisant état d’un habitat ancien dégradé à très dégradé.

Notre arrondissement inscrit dans le périmètre du PPA, est concerné à plusieurs titres comme quartier prioritaire du contrat de ville dans son ensemble, faisant l’objet de programme de renouvellement urbain à Saint Mauront ou d’un projet urbain, Quartiers Libres sur Saint Charles Belle de mai.

Et au delà, de l’importance de notre implication, habitant/collectif/association, dès l’amont d’un projet… jusqu’à sa mise en œuvre et en solidarité avec celles/ceux qui œuvrent dans le même sens.

Lettre ouverte de  « Un Centre Ville pour Tous »
au Ministre chargé de la ville et  du Logement,  Julien Denormandie: 

Marseille, le 12 Juillet 2019

Monsieur le Ministre,

A l’occasion de votre présence à Marseille le 15 Juillet pour la signature du Projet Partenarial d’Aménagement, vous avez souhaité entendre les collectifs et associations. Nous serons présents et à cet effet  vous trouverez nos propositions sur le fond, et sur la question centrale de l’association des habitants à l’élaboration et la conduite de la réhabilitation de l’habitat.

Les négociations menées depuis plusieurs mois entre les collectifs, notre association et les pouvoirs publics pour une  charte protégeant les délogés ont abouti au vote unanime du Conseil Municipal du 17 juin et la signature des partenaires associatifs. Nous serons vigilants sur l’application effective de ces dispositions protectrices pour les délogés.

Ce travail a montré que la co- construction entre la société civile et la puissance publique est  possible et nécessaire. Dans le contexte de crise de l’habitat indigne que connait notre ville, la conduite des projets publics ne peut plus se faire selon les pratiques d’hier et doit impérativement laisser une place aux habitants.

Mais en parallèle, la Métropole AMP a adopté via le Projet Partenarial d’Aménagement (PPA) que vous signez Lundi un  dispositif plus général de lutte contre l’habitat indigne incluant une série de projets d’aménagement dans le centre-ville,  sans consultation des acteurs de la société civile impliqués et compétents  sur les questions de lutte contre l’habitat indigne et le droit à la ville pour tous (Conseils citoyens, collectifs et associations).

Nous attirons votre attention  sur les points suivants :

L’audit des 4000 immeubles (40 000  logements sur dix ans) promis par le Ministre de l’Intérieur en novembre dernier afin de sécuriser les habitants, doit être mis en oeuvre au-delà du quartier de Noailles.

– La révision du projet de Plan Local  d’Urbanisme intercommunal doit permettre la construction/réhabilitation massive de logements pour produire du logement très social, comme le prescrit la Commission d’Enquête Publique. A cet effet, nous demandons que les immeubles faisant l’objet d’une appropriation publique soient inscrits en « emplacement réservé pour logement social » dans le PLUi.

– Nous demandons la reprise sans délai du processus d’élaboration du Programme Local de l’Habitat et des travaux de la Conférence Intercommunale du Logement. Le report par la Métropole après les échéances électorales de 2020 renforcerait les logiques de ségrégation socio spatiale dans la ville et entre les communes  de la Métropole. A Marseille, Une production de 6 000 logements sociaux par an et leur rééquilibrage par arrondissement est nécessaire afin d’atteindre l’objectif des 25% de logements sociaux sur le territoire de Marseille à l’horizon 2025 prescrits par la Loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

L’encadrement des loyers permis par la Loi Elan  doit être mis en place, à l’instar de  la ville de Paris.

– Le permis de louer doit aller plus loin que le seul diagnostic visuel du logement, être étendu aux parties communes, et son champ d’intervention élargi au delà de Noailles dans tous les secteurs dégradés : Belle de Mai, Les Crottes, noyaux villageois anciens des quartiers nord, vallée de l’Huveaune,  co-propriétés dégradées …

– Nous serons particulièrement vigilants à la préservation  de notre patrimoine (tel que recommandé par l’AVAP) devant  la tentation de la « table rase » souvent mise en avant par les promoteurs et que l’urgence pourrait justifier. Les opérations de démolition-reconstruction sont la plupart du temps plus onéreuses que des opérations d’acquisition- amélioration. La démolition est une option qui ne doit être choisie qu’en dernier recours, lorsque l’état du bâti le justifie. Nous demandons que les arbitrages en matière de démolition soient rendus publics et concertés avec les habitants concernés.

Enfin nous demandons à l’Etat, et aussi à la Ville et la Métropole, de prendre acte que la ville se fait avec ses habitants, en construisant un cadre partenarial avec les associations, collectifs d’habitants et  Conseils Citoyens dans la définition des options stratégiques et des futurs projets et outils (SPLA, EPF, etc). La présence d’associations, collectifs et des Conseils Citoyens dans les Comités de Pilotage de la gouvernance du projet est prévue par la Loi, elle doit être effective!

Recevez, Monsieur le Ministre,  nos salutations vigilantes.

Pour  le CA de l’association,
Alima El Bajnouni et Emmanuel Patris, co présidents

Association Loi 1901 déclarée le 31 octobre 2000 en Préfecture des Bouches-du-Rhône.
Association locale d’usagers agréée par arrêté préfectoral du 19 octobre 2009.
Cité des Associations – BP n° 241 – 93, La Canebière – 13001 Marseille.

Revue de projet « Quartiers Libres »

Compte rendu (subjectif)  Revue de Projet  « Quartiers Libres »
du 09 juillet 2019

Une revue de projet très cadrée, prévue pour ne pas laisser de place au débat ni aux questions qui ne relèvent pas des sujets imposés pour ce temps d’information sur l’avancement du projet de réaménagement urbain « Quartiers Libres St Charles/Belle de mai ».

  1. La future transformation de la gare St Charles et sa place métropolitaine. Les répercussions à l’échelle du quartier, de la ville, de la métropole et au niveau national. Projection d’une vidéo explicative. A ce stade, on nous précise que ces annonces sont en fait des intentions. Présentation de la nouvelle gare souterraine avec de nouvelles voies ferroviaires pour gagner en fiabilité sur les trains du quotidien pour passer de 16 TER à 23 TER. A cette nouvelle gare s’ajoutent un grand parvis, des accès de part et d’autre des voies (Guibal et Flammarion), des ajouts de dépose-minutes des deux côtés et des parkings supplémentaires. Dans le cadre de ce réaménagement, le tunnel National serait réduit d’un tiers. La desserte de la gare pour les marseillais par les bus, métros et trams va être repensée, renforcée et améliorée.

  1. Les écoles et plus particulièrement l’école Marceau. Trois nouveaux établissements scolaires sont prévus sur le secteur de la Belle de mai, mais c’est tout l’arrondissement qui est en pénurie d’école sous la pression immobilière (6000 logements neufs ou en cours). Ces écoles, Marceau 22 classes, Jolie Manon 17 classes et l’école de la Friche 9 classes, sont prévues pour une ouverture en 2022 et 2023. En attendant les rentrées 2019, 2020 et 2021 promettent d’être explosives. De plus nous savons qu’à terme les écoles en préfabriqués de Busserade (15 classes) et Bugeaud (21 classes) devront disparaitre dans le projet urbain qui prévoit encore des logements supplémentaires au niveau du site des casernes. Précisons enfin qu’au cours des dernières années, la surpopulation scolaire avait déjà généré la suppression de nombreuses salles (informatique, bibliothèques…) au profit de salles de classes, que certaines cantines fonctionnent en 4 services de 20 minutes faute de place et que les CP et CE1 dédoublés cohabitent dans les mêmes salles de classe. (voir article plus complet ici).
  1. Les espaces publics priorisés en atelier de travail par les habitants participants pour une requalification à court et moyen terme :
  • Piétonisation de la rue Levat. L’exigence des habitants est une piétonisation totale de cette ruelle (sauf riverains) et cela immédiatement. QL propose de travailler également la végétalisation.
  • Parvis des écoles National/Pommier pour faciliter les circulations piétonnes des enfants et des parents, sachant qu’une rénovation de l’école National est prévue également (quand? ça urge!).
  • Piétonisation du boulevard Boyer entre la rue Belle de mai et la rue d’Orange, afin de sécuriser les déplacements des piétons, la sortie de l’école et du public de la MPT/Centre Social, permettre un développement économique dans l’espace public et créer un lien de circulation entre les place Caffo et Cadenat.
  • Croisement Schiaffini/Hugues/Belle de mai/Cristofol/voie ferrée. Aménagement adapté aux circulations douces et aux zones de rencontres.
  • Les deux tunnels, sachant que de toutes façons l’un des deux sera forcément dans la première tranche de réaménagement et l’autre dans la deuxième. Le choix de la priorité se fera en fonction des pourparlers/possibilités avec la SNCF.   Voir ici l’article du compte rendu de l’atelier

L’équipe élus/Quartiers Libres propose ensuite aux participants de s’exprimer sur les trois thématiques ci-dessus par l’intermédiaire de panneaux à remplir et de gommettes.

Après cela un temps pour des questions diverses de l’assemblée :

  • Regret et mécontentement que la question de l’habitat ne soit pas abordée alors qu’elle fait partie des urgences et qu’une OPAH est déjà planifié par la mairie sur le secteur depuis 2016 sans que nous soyons officiellement informés des détails de ce plan.
  • Constat de l’utilisation d’une méthode de concertation infantilisante et peu efficace puisque « on nous demande de nous exprimer à chaud sur des sujets qui ont déjà été travaillé par des experts depuis des mois ».
  • Regret et constat qu’aucun effort n’ait été fait pour intégrer tous les types de population à la concertation dans son ensemble. Cette remarque est récurrente. Les outils existent pourtant et sont utilisés dans d’autres villes (interventions dans l’espace public, panneaux pérennes en extérieur…). Réponse : La maison du projet (réclamée depuis 2015) ouvrira en septembre dans l’impasse Bugeaud. Espérons que cela ne soit pas une « coquille vide » en plus d’être déjà située dans une impasse.
  • Demande de mise en place de points d’eau et de plusieurs sanisettes pour la population.
  • Constat d’aucune proposition d’amélioration à court ou à long terme de l’offre de transport nocturne, véritable point noir dans les questions de mobilité et de réduction du nombre de véhicules individuels.

Informations glanées au cours de discussions :

  • Tram-train : Parmi les fortes attentes exprimées lors des ateliers sur la mobilité, les habitants demandent la mise en place d’un « tram-train » sur la voie ferrée existante qui traverse le quartier et plus de liaisons inter-quartiers. L’utilisation de la voie ferrée constitue un moyen moins polluant que les bus permettant de désenclaver le quartier tant en direction de la gare que des quartiers nord, facilitant ainsi les déplacements vers l’emploi. Il semble qu’en effet le dédoublement des voies soit prévu à cet effet sauf qu’aucune halte ferroviaire n’est actuellement prévue sur le 13003. Les habitants du 13003 sont ils destinés à rester confinés dans leur périmètre tels des vaches dans leur champs regardant passer les trains ?
  • Stations de vélos : Le fameux « Plan Vélos » de Martine Vassal ne comprendrait aucune station supplémentaire de vélo en libre service dans le 13003. Il existe actuellement 3 stations : Friche Belle de mai, place Cadenat et place de Strasbourg. Les habitants souhaitent que soient également desservis les lieux de vie comme le cinéma Gyptis, le théatre Toursky, le Chapiteau, métro National…etc

Clôture de la soirée avec un mot de L.A. CARADEC qui tente de répondre (ou non) aux interrogations exprimées par la salle.

Une participante.
A. P.

 

Focus sur les écoles

Pour faire le point sur les écoles du 3ème arrondissement, nous publions ici un excellent article de « Marsactu » sur le sujet :

« En attendant Quartiers libres,
les écoles de la Belle-de-Mai sont déjà dans le rouge »

MARSACTU Actualité Clara Martot 19 Juin 2019

Pour la première fois, la Ville de Marseille est confrontée à une étude prospective sur la fréquentation des écoles du 3e arrondissement. Réalisée dans le cadre du projet de transformation urbaine « Quartiers libres », elle prévoit une réelle surchauffe dès la rentrée, avec trop d’élèves et pas assez de classes. En attendant de nouvelles écoles d’ici trois ans.
« Plus de place. Tous les élèves recensés, seront désormais sur liste d’attente. Merci pour votre compréhension. » Ce n’est ni une établissement cossu, ni une super colonie de vacances qui affiche complet ce 14 juin… mais une école publique, située boulevard National (3e). Les annonces comme celle placardée ce vendredi sur la porte de la maternelle Pommier sont malheureusement familières aux parents marseillais. Ça l’est encore plus dans le 3e, où les écoles sont saturées depuis plusieurs années.
Dans le secteur, le projet urbain « Quartiers libres », qui couvre 140 hectares de Saint-Charles à la Belle-de-Mai, fait face à de fortes attentes de la part des habitants, inquiets de la construction de 6000 logements sur les pentes qui montent à la gare. Les prospectives scolaires réalisées par les acteurs du projet ont ajouté quelques degrés au niveau d’inquiétude. Au vu de la progression démographique dans le 3e arrondissement, la Ville est dans l’obligation d’ouvrir au moins trois nouvelles classes par an jusqu’en 2022, et même une école pour 2027.

« TENSION »
Ces analyses ont été dévoilées par l’équipe de « Quartiers libres », en février 2019 lors d’une réunion d’information sur le projet, au cours de laquelle les écoles se sont imposées comme la préoccupation centrale des collectifs du quartier. Le graphique a ensuite été exposé à la maison pour tous de la Belle-de-Mai. Il dévoile une courbe croisant le nombre d’élèves à inscrire et les effectifs scolaires disponibles par année. La courbe se découpe en trois phases bien distinctes. La première phase, « en tension », court jusqu’à 2022, année où un nouvel établissement de vingt classes, l’école Marceau, doit être livré.
Cette livraison sera la première d’une série d’ouvertures permettant de franchement désengorger les écoles du quartier. Mais, en attendant, les rentrées risquent d’être tendues. « Nous avons d’ores et déjà les moyens d’ouvrir une classe supplémentaire à l’école Busserade dès septembre, explique Danièle Casanova, adjointe (LR) chargée des écoles. Ce site nous permet d’envisager l’ouverture de plusieurs classes en fonction des besoins car il comprend une ancienne caserne que nous n’avons pas encore exploitée. »

QUARTIERS LIBRES : LA CARTE DES ECOLES
Les ouvertures en 2023 des écoles Jolie-Manon, des Docks Libres et de la Friche permettront même au quartier d’être en « surcapacité » d’accueil, estiment les experts. Dans le vert, l’arrondissement pourra alors enfin se permettre de fermer deux écoles en préfabriqué qui se voulaient provisoires. Busserade-Masséna, ouverte en 2010 et très vite victime de surcharge (lire notre article de 2014) et Bugeaud, ouverte près de la caserne en 2015 et soumise aux inondations et à l’insécurité.
Mais, à lire le graphique, le soulagement ne serait que de courte durée. Dès 2027, les nouvelles écoles ne permettraient plus d’absorber la démographie de l’arrondissement. C’est la troisième phase mise en lumière par « Quartiers libres ». Elle mènera à un « retour des tensions sur les établissements en l’absence d’ouverture supplémentaire », préviennent les prospectives.

LA VILLE N’A JAMAIS REALISE DE PROSPECTIVE SCOLAIRE
La conclusion des acteurs du projet est sans appel. « Dès maintenant, il faudra donc intervenir sur les écoles existantes, non seulement pour trouver des classes, mais aussi et surtout pour améliorer les conditions d’enseignement et d’accueil des enfants », conclut l’étude. Les enjeux sont nombreux sur ce secteur où dominent les établissements prioritaires (REP+). « Quartiers libres » se donne en effet l’ambition de dédoubler les classes de CP et CE1, comme prévu par la loi, mais qui se traduit à Marseille par la présence de deux enseignants par classe… faute de salles disponibles.
La problématique des surcharges de classes ne date pas d’hier. Elle a conduit en 2017 à la création du collectif « Écoles publiques du 3e » : « Des bibliothèques sont transformées en classes, il n’y a pas assez de places dans les dortoirs », accuse l’un des membres, Nicolas Steinfelds. Ce parent d’élève poursuit à l’infini l’énumération des problèmes qui frappent l’école National, celle de ces enfants, lassé de conclure toujours au même constat : « Rien n’est jamais anticipé ».
Sur ce sujet, le rectorat explique à Marsactu que « la réalité de la population scolaire accueillie est évaluée à chaque préparation de rentrée scolaire, puis comptée une fois la rentrée passée. » Les prospectives produites par Quartiers libres offrent donc à la Ville une capacité inédite d’anticiper les besoins. Et bien qu’à l’origine de ces analyses, Quartiers libres n’est pas habilité à communiquer dessus, la Ville étant seule compétente en matière de recensement et d’écoles. C’est donc l’adjointe aux écoles qui s’y colle. « Nous ne pouvions pas faire de prospective parce que le rectorat nous interdisait l’accès à la base élèves, le seul outil permettant d’évaluer l’évolution de la démographie scolaire, explique Danièle Casanova. Cela permet de s’apercevoir que 90 élèves ont quitté le quartier pendant l’année. Nous le savons, le 3e est un quartier où il y a beaucoup de mouvement notamment du fait de l’état des logements. »

2023, SI TOUT VA BIEN…
Lors du conseil municipal du 17 juin, la Ville a voté un partenariat tout nouveau de 115 000 euros avec l’AGAM (agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise) pour élaborer un outil de prospective scolaire. Celui-ci permettra en premier lieu « d’établir un diagnostic rétrospectif et prospectif en matière socio-démographique et de besoins scolaires » pour « élaborer des scénarios », détaille la délibération. L’outil, qui entre dès ce mois de juin en phase d’expérimentation, répondra peut-être aux multiples problématiques scolaires du 3e arrondissement.
Surtout que les dates d’ouvertures d’écoles avancées par « Quartiers libres » pourraient être retardées. En effet, l’annulation juridique du PPP (partenariat public-privé) l’hiver dernier a conduit la Ville à sortir deux futures écoles de son plan écoles : Jolie-Manon et Docks libres. Tous deux dans le 3e arrondissement, les futurs établissements seront construits via une maîtrise d’ouvrage public classique, sans attendre que le sort des autres écoles, inscrites dans le PPP, soit fixé. Mais, entre retard du lancement de la procédure et rallongement des délais via cette formule, leur livraison est repoussée de 2021 à 2023

 

Quartiers Libres : Revue de projet

Madame, Monsieur,

Le travail autour du projet urbain Quartiers Libres Saint-Charles Belle de Mai  se poursuit. L’exposition déployée à la Maison pour tous de la Belle de Mai s’achève tout juste, à l’issue de deux mois d’échanges privilégiés autours des thématiques des équipements et espaces publics, du développement durable ou encore de la mobilité.

Dans la continuité de ce travail en commun avec la population, nous avons le plaisir de vous convier à une nouvelle Revue de Projet qui se déroulera le

mardi 9 juillet 2019  à 18h au Cabaret Aléatoire
(Friche de la Belle de Mai).

Les points à l’ordre du jour sont :

–          Présentation du projet de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA) avec zoom sur la gare Saint Charles de Demain

–          Présentation des projets scolaires Marceau et Friche ainsi que les réflexions sur les groupes scolaires du secteur

–          Schéma directeur des espaces publics : les propositions de choix effectués en atelier de travail

–          Questions et points divers

Complémentaire aux Ateliers de travail participatifs plus ciblés sur des thèmes précis, la Revue de Projet est un temps de débat transversal entre la population, les différents acteurs du territoire, la Ville de Marseille et la Métropole Aix-Marseille Provence, afin de contribuer activement à la réussite du projet urbain.

Nous comptons sur votre présence. Faisons avancer ensemble  le projet urbain Quartiers Libres.

Cordialement,

    L’équipe du projet urbain Quartiers libres Saint Charles Belle de Mai