Quartiers Libres

Après l’annonce de madame Caradec à la revue de projet du 22 février dernier (« Dans un mois », avait elle dit), voici ENFIN le site internet   du projet de réaménagement urbain « Quartiers Libres », qui tient lieu en attendant (on espère) de Maison du Projet, comme prévu dans la loi n° 2014-173 du 21 février 2014:

« Les habitants ainsi que des représentants des associations et des acteurs économiques sont associés à la définition, à la mise en œuvre et à l’évaluation des projets de renouvellement urbain, selon les modalités prévues dans les contrats de ville. Chaque projet de renouvellement urbain prévoit la mise en place d’une maison du projet permettant la co-construction du projet dans ce cadre. »

Pour le projet de réaménagement urbain « Quartiers Libres » exigeons la Maison du projet!
La maison du projet est un premier pas vers le DROIT à la maîtrise d’usage, le tiers manquant aux côtés de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre.

Dans ce site vous pourrez être informé des prochains rendez-vous et vous inscrire à la newsletter…

http://quartierslibres.marseille.fr/

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Concertation Mobilité

 Quartiers Libres St Charles Belle de Mai – Etude Mobilités –
Atelier de concertation #4 – 19 juin 2018

 

Étude Mobilités. Atelier de concertation #4 –Compte rendu

Mardi 19 juin 2018 –18h30-20h30 –MPT / Centre Social Belle de Mai
Environ 25 participants

Introduction:

Hélène Jouve, Directrice des Grands Projets, rappelle les objectifs et le déroulement de la réunion, et remercie la Maison pour Tous pour son accueil. Etienne Ballan, membre du groupement d’urbanistes du projet Quartiers Libres présente l’ordre du jour de la réunion: la séance est consacrée à la circulation et à la voirie. Il présente les principales propositions et points de vue exprimés sur ce thème lors de l’atelier de concertation de février, afin de rappeler auxparticipants les enjeux et questions posées sur les déplacements et les aménagements desvoiries.

Présentation des premières propositions sur les modes doux:

David Oppliger, ingénieur en mobilités, membre du cabinet mrs partner au sein du groupement d’urbanistes GüllerGüller/TVK, en charge de l’étude mobilités, présente les premières propositions sur l’organisation des circulations et du stationnement.

voir Compte rendus précédents sur ce site.

A l’issue de la présentation, les participants travaillent par petits groupes répartis autour de cinq tables. A l’issue de ce temps de travail, chaque «table» fait part de ses réflexions et propositions en plénière.

Synthèse des échanges:

Les motifs du changement:

Au nom de son groupe de travail, Serge Pizzo, président du CIQ Belle de Mai, s’interroge sur lesraisons qui poussent le projet Quartiers Libres à envisager la transformation de la trame circulatoire: il demande pour qui et pour quoi cette transformation? En effet, il pense que la modification des modes de déplacement doit servir le développement économique en priorité. Il demande par ailleurs une piétonisation beaucoup plus ambitieuse que seulement le boulevard Boyer. Il s’agit degagner de l’espace utile à vivre, et cela peut développer de l’activité économique, comme ça a été le cas avec le tourisme à Aix en Provence, ou les boutiques de Camden Town à Londres. Il propose d’organiser une délégation pour aller visiter ce type de lieu et en tirer des leçons pour le projet.

Réduction des vitesses:

Serge Pizzo, président du CIQ Belle de Mai, souhaiterait que le projet aille plus vite sur la réduction des vitesses, plutôt que sur le stationnement. Et plus vite aussi sur la piétonisation de la rue Levat et du Boulevard Boyer. Il précise que si les personnes ont des voitures dans le quartier, c’est dufait de transports en commun défaillants; c’est le problème qu’il faut régler avant de lancer le stationnement payant.

Un autre participant demande que soient en effet installés le plus vite possible des ralentisseurs, et également des radars(faire respecter la loi). Il propose qu’unmême principe soit appliqué sur toutes les rues de la Belle de Mai: sens unique généralisé et stationnement sur les deux côtés. Il souhaiterait aussi que les ralentisseurs soient plus larges (plus larges qu’au boulevard Boyer).

Stationnement:

Sur le stationnement, les avis sont relativement divergents. Serge Pizzo revendique une position radicale: payer pour le stationnement, c’est non! D’autant que, selon lui, c’est le changement qui interviendra le plus vite. C’est seulement dans un deuxième temps que l’on pourra peut-êtreparler de la gratuité pour les résidents.

David Oppliger rappelle en réponse l’objectif du stationnement payant, à savoir de dissuader les voitures ventouses et de libérer ainsi des places de stationnement.

Pour une participante, cette logique a fait ses preuves dansd’autres quartiers, mais la question reste de savoir où on gare les voitures à la Belle de Mai.

Pour une autre participante, les voitures ventouses, il y en a quelques-unes, mais leur disparition ne suffira pas, il y a trop d’habitants et de voitures dans le quartier. Elle estime avoir le droit de garer sa voiture dans le quartier et s’interroge sur l’absence de nouveaux parkings prévus par le projet. Un autre participant estime que l’étude part d’une bonne analyse du réel en général mais pas sur ce sujet du stationnement. Il estime également que le problème sur Saint Charles, avec les voitures des personnes qui prennent le train, n’est pas le même sur le quartier; sur le quartier, il n’y a pas suffisamment de places en regard du nombre d’habitants / de voitures, tout simplement. En d’autres termes, sans création de parkings, le projet de réaménagement ne peut pas fonctionner.Le taux de motorisation, c’est à dire le nombre de voiture par ménage, est trop important par rapport à l’espace disponible. Johanna Haegel, de la Métropole, précise que les données sur les voitures qui stationnent aujourd’hui, et notamment sur les voitures ventouses, sont issues d’une première étude de 2014, et que la Métropole vient de relancer une étude pour préciser ces données.

Pour David Oppliger, cependant, il s’agit d’un tout, et on peut faire en même temps le stationnement payant, permettant de libérer des places et la création de parkings. Etienne Ballan précise que les problèmes sont liés, car les voitures qui devraient se garer à Saint Charles mais ne le peuvent pas, se reportent logiquement sur la Belle de Mai, et il y a donc un effet indirect des voitures garées près de la gare. Un participant propose de coupler le billet de train avec un stationnement gratuit en parking, de façon à supprimer les voitures autour de Saint Charles.

David Oppliger mentionne le prix du stationnement résident, qui se monte à 130 € par an. Mais des participants précisent que le tarif résident ne garantit pas de trouver une place. Par comparaison, la location d’un garage dans le quartier est d’environ 80 € par mois.

Une participante juge que le coût de 130€/mois est raisonnables’il peut régler le problème de disponibilité de places, cela fait environ 10€ par mois.

Plusieurs participants pointent les effets possibles du stationnement payant: par exemple pour les lieux culturels, comme le Gyptis, où les spectateurs seraient découragés d’aller s’ils doivent payer leur stationnement. Un participant estime à nouveau que si les transports en commun sont efficaces et nombreux, alors la question du stationnement payant pourrase poser, mais pas avant.

Un participant demande également la création de parkings vélos, et que des parkings silos à voiture soient créés dans les zones «honteuses» où il n’est pas normal que des gens puissent habiter, à savoir sous l’autoroute et le long du viaduc de Plombières. Et souhaiterait un vrai développement de l’auto-partage.

Autres questions de circulation:

Un participant pointe par ailleurs que les aménagements de voirie doivent être de bonne qualité dès le départ. Ainsi les potelets installés sont de mauvaise qualité; on pourrait les remplacer par des blocs comme c’est le cas sur la place de Strasbourg, où c’est très joli.

Enfin, il existe des améliorations à porter dès à présent sur les circulations dans le quartier: le fonctionnement et la régulation des feux rouges d’une part, et le sens unique de la rue Guibal, qui occasionne des trajets plus longs et polluants, et ne sert à rien, et il devrait être tout de suite supprimé.

Clôture de l’atelier:

Hélène Jouve remercie les participants et indique que l’étude sera restituée à tous les participantsà l’issue des arbitrages techniques et politiques, sans doute à l’automne 2018.

Ce compte rendu est réalisé et transmis par les organisateurs de cette réunion.

Suite de la concertation
Mise en oeuvre :
Propositions concrètes d’aménagement réalisés par différents moyens
► besoin de travailler en détail sur les différents rues, espaces publics
concernés, les places de poche, etc.
Validation politique et technique des propositions :
► été – automne 2018
Prochains ateliers de travail :
Atelier de concertation n°5 «Mobilité» : réstitution publique finale de
l’étude «Mobilité»
► automne 2018, date non définie

Rappel

Jardin et couvent Levat 52 rue Levat 13003

Rappel:
Horaires d’ouverture du 13 juin 2018 jusqu’au 13 octobre 2018:
tous les mercredis de 12h à 23h les vendredis, samedis et dimanches de 12h à 20h.
* accès uniquement au jardin Levat, entrée libre
* accès aux salles de l’exposition « EMANCIPATION »
Une exposition collective dans l’ancien couvent Levat et le jardin, 2€ l’entrée pour l’adhésion avec un accès illimité à tout le site pendant 4 mois.

https://www.atelier-juxtapoz.fr/infospratiques

Communiqué

APPEL FRATERNEL A LA SOLIDARITÉ!

Dans une caserne désaffectée du 3ème arrondissement de Marseille appartenant à la ville, se sont réfugiés, depuis plusieurs mois, une soixantaine d’exilés, FAUTE DE SOLUTIONS D’ACCUEIL INSTITUTIONNEL dans notre ville.

Ces personnes vivent en bonne intelligence avec l’ensemble des habitants du quartier et ne créent aucun trouble. Face à leur dénuement et leur fragilité, le voisinage, des habitants et des associations de la Belle de Mai ont décidé d’organiser la
solidarité pour répondre à leurs besoins fondamentaux.

NOUS EXIGEONS DES CONDITIONS D’ACCUEIL ET DE VIE QUI RESPECTENT LA DIGNITÉ HUMAINE.

Un large collectif s’est constitué sur le quartier de la Belle de Mai : « la Fabrique des partages ». Il organise des repas solidaires, des collectes de vêtements, de produits alimentaires et d’hygiène pour les demandeurs d’asile de la caserne. Des membres du collectif les accompagnent aussi dans leurs démarches administratives et de santé.
Des matches de foot s’organisent pour créer du lien et offrir un moment de détente à ces personnes que l’État maltraite.

DEVANT L’URGENCE DE LEUR SITUATION, NOUS EXIGEONS POUR CES PERSONNES EN DEMANDE D’ASILE COMME POUR TOUS LES HABITANTS DE NOTRE QUARTIER ET DE NOTRE VILLE, LE RESPECT DE LEURS DROITS HUMAINS FONDAMENTAUX : LOGEMENT – ÉDUCATION – SANTÉ – SÉCURITÉ – LIBERTÉ DE CIRCULATION.

EN CAS DE PÉRIL CONCERNANT LES HABITATIONS ACTUELLES, NOUS DEMANDONS LE RELOGEMENT DE TOUTES CES PERSONNES DANS DES CONDITIONS DIGNES.

Fraternité – Egalité – Liberté.

LE COLLECTIF D’HABITANTS: « LA FABRIQUE DES PARTAGES »