Un chez soi c’est quoi?

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« Les communs dans la cité »

Une rencontre qui constitue le premier événement du projet d’atelier permanent et itinérant « les communs dans la cité » :

Le jardin Levat : Quel commun construire?
Le 7 et 8 décembre 2018

archives municipales Marseille 13003
école nationale supérieure du paysage 13001

L’un des objectifs est que ces rencontres constituent un moment fondateur d’une dynamique collective de recherche et de débat public à Marseille sur le thème de la cité réinvesti à l’aune des communs.
Ce projet d’atelier permanent et itinérant qui s’ouvre avec ce premier atelier consacré au jardin Levat situé dans le quartier de la Belle de Mai témoigne du désir de faire vivre cette dynamique collective.
Il est le fruit de plusieurs réunions de travail associant chercheur-e-s, enseignant-e-s, artistes, habitant-e-s et membres de collectifs et d’associations.

Programme :

Vendredi 7 décembre matin
Lieu : Archives municipales, 10 Rue Clovis Hugues, 13003 Marseille

9h15 Mot d’accueil aux Archives municipales par Sylvie Clair.
9h30-10h : « Les communs dans la cité » Introduction par Fabienne Orsi (IRD, LPED Aix-Marseille Université) et Jean-Marc Besse (CNRS, EHESS).
10h-10h30 Le jardin et le couvent Levat, leur inscription dans l’histoire du quartier de la Belle de Mai :  Alain Moreau (Hôtel du Nord).
10h30-11h : La nature en ville, entre marchandisation et mobilisation. Le cas de Marseille : Carole Barthélemy (LPED, Aix-Marseille Université).
11h30-12h, Promenade dans le jardin Levat, 52 rue Levat, 13003 Marseille.
Avec Georges Aillaud (naturaliste, Comité du vieux Marseille et France nature environnement 13), Jérome Mazas (paysagiste – expert désigné par la ville dans le comité de gestion du jardin) et Jéremie Frémont (jardinier du jardin Levat).

En parallèle : visite guidée de l’exposition « A l’ombre des bastides » aux Archives municipales.

Déjeuner en commun au jardin (ou au couvent selon la météo).

Vendredi 7 décembre après-midi
Lieu : Archives municipales, 10 Rue Clovis Hugues, 13003 Marseille

14h-16h50 : Le jardin Levat comme « chose publique » depuis son rachat par la mairie de Marseille.
14h – 14h30 : Le projet jardin Levat et le projet urbain « Quartiers libres » : Etienne Ballan (sous reserve, sociologue, membre du comité de gestion du jardin Levat).
14h30-16h : La place du jardin Levat aujourd’hui dans le quartier de la Belle de Mai : Table ronde avec des acteurs institutionnels, élus, associatifs et collectifs d’habitants.
16h-16h30 discussion avec la salle.
16h30-16h50 : Grand témoin : Benjamin Coriat (Université Paris 13).
17h30 : Apéritif aux grandes tables, Friche de la Belle de Mai

Samedi 8 décembre
Lieu : Canopé, Ecole nationale supérieure du paysage, salle Gassendi, 31 boulevard d’Athènes, 13001 Marseille.

10h-12h30 : Penser le jardin comme commun?
Temps « académique » pour prendre du recul par rapport à la situation décrite autour du jardin Levat où seront discutées en lien avec le sujet, les notions telles que celles : d’espace public, d’autogouvernement, d’habitants, d’habiter, de propriété, de pratiques démocratiques, d’accès, d’usage, d’ouverture, de nature et… de jardin.

Déjeuner en commun sur place

14h-17h : Le jardin Levat : Quel commun construire ?
Témoignage : le jardin Spinelly.
Retour sur l’ensemble de la rencontre : séance de débat et de discussion collective

Organisateurs/intervenants : Alima El Bajouni (B.A.BALEX), Jean-Marc Besse (CNRS, EHESS), Alexandra Biehler (ENSAM, project[s]), Aude Fanlo (MuCem), Arlette Hérat (LPED, ENSAM), Luc Joulé (Image de ville), Audrey Marco (ENSP, LAREP), Fabienne Orsi ( IRD, LPED – Aix-Marseille Université) + Les collectifs Brouettes et compagnie, ETC, Mot-à Mot, Un centre ville pour tous, Hôtel du Nord, et avec la participation d’Elisa Campos, Groupe LEVE, EBA/UFMG Brésil.

 

 

Budget participatif

Le budget participatif est un processus de démocratie participative dans lequel des citoyens peuvent affecter une partie du budget de leur collectivité territoriale, généralement à des projets d’investissement. Née en 1989 à Porto Alegre au Brésil, cette innovation démocratique s’est diffusée à travers le monde.

En France, plusieurs initiatives ont été lancées au début des années 2000, mais l’idée a connu un regain d’intérêt à la suite des élections municipales de 2014. Selon un relevé du site lesbudgetsparticipatifs.fr, seules six villes avaient lancé un tel système auparavant. En 2016, elles étaient vingt-cinq, et leur nombre a atteint 46 villes en 2017et 80 en 2018.

Le projet parisien est le plus ambitieux, avec une moyenne de 45 euros par habitant. A titre de comparaison, Rennes finance des projets à hauteur de 3,5 millions d’euros, soit 16 euros par habitant. La moyenne n’atteint que 8,90 euros par habitant, et un tiers des villes y consacrent moins de 5 euros par habitant.

Sans grande surprise, les habitants qui participent au budget participatif cherchent avant tout à améliorer leur cadre de vie. Ainsi, les projets plébiscités concernent l’aménagement de l’espace urbain, la nature en ville, les modes de circulation douce ou les équipements culturels et sportifs. A noter toutefois que parmi les projets parisiens figurent des équipements pour les personnes sans domicile fixe ou les migrants.

A quand un budget participatif à Marseille?

Pour aller plus loin

Bibliothèque

Le 3ème arrondissement de Marseille compte 45 000 habitants et aucune bibliothèque municipale!
Pourtant, de nombreuses petites communes de 5 000 à 10 000 habitants en sont dotées.
Elle rime avec « justice sociale ».

Comme L ‘école, la bibliothèque publique est nécessaire à l’égalité des droits.
Elle contribue à l’égalité des chances en offrant des espaces utiles à la formation,
à l’étude,  et des ressources documentaires dans un environnement culturel qui dépasse l’utilitarisme.
Elle participe à l’accès à l’emploi, à la formation tout au long de la vie.
Elle permet de sortir de l’illettrisme et d’approfondir la découverte.
Elle aide à sélectionner dans les autoroutes de l’information formidablement démultipliées par internet, ce qui est utile dans sa trajectoire de vie personnelle et professionnelle.
Elle offre des collections représentatives des évolutions de l’art et des sciences.
Elle co-construit avec d’autres des événements culturels exigeants et médiateurs.
Elle conforte la cohésion d’un territoire, tout en reconnaissant et en partageant les cultures.

C’est grâce aux bibliothèques que des milliers d’enfants se familiarisent avec les livres souvent absents de leur environnement familial et social.
La lecture s’avère une activité indispensable à l’autonomie de la pensée, à la formation du citoyen, à l’épanouissement de la personnalité, à la maîtrise de l’expression,…
et à la lutte contre l’échec scolaire.

Un livre n’est pas un produit de consommation comme un autre, sa découverte nécessite des médiations et donc un personnel professionnel.
Le métier de bibliothécaire a de multiples visages qui s’articule autour de la gestion des collections, l’accueil du public, l’animation et la formation.
Sa culture professionnelle est ancrée dans des valeurs universelles telles que le partage, l’égalité d’accès, la transmission, la responsabilité intellectuelle et l’utilité sociale.
C’est aujourd’hui un expert capable de gérer les modes d’accès au savoir.
Une bibliothèque existe aussi par l’indispensable présence de son personnel qualifié.
45 000 habitants peuvent ils continuer à s’en passer?

Le diagnostic de la ville de Marseille dans le cadre du contrat  « Territoire- lecture » de 2015 est édifiant:
Le plus faible nombre de bibliothèques : 0,030 m2/habitants soit 2 x moins que la moyenne nationale soit 8 bibliothèques à Marseille, 15 à Lyon, 21 à Toulouse.
Notre quartier cumule les handicaps, tous les feux sont au rouge dans les statistiques.
Les enseignants, les professionnels, les associations (comme l’OCB ou l’Espace lecture de St Mauront) font tout pour faire tenir ce tissu fragile. C’est insuffisant!
L’application du droit commun d’un service public à la hauteur des besoins doit sur notre quartier devenir une priorité.

C’est bien pour pointer cette carence indigne que le collectif d’habitants « Brouettes et compagnie » s’est donné pour mission d’accroitre l’envie d’un tel équipement en distribuant du livre en troc, à travers le quartier.
Par des rendez vous le samedi avec des brouettes de livres, des étagères installées chez des commerçants et des évènements ponctuels, le collectif favorise la circulation des livres et en stimule l’appétence tout en militant pour une bibliothèque municipale du 21e siècle dans le 3ème arrondissement de Marseille.

Aucune solution bricolée ne pourra se substituer à l’exigence de notre collectif d’un équipement public de qualité, géré  par  des professionnels et digne des habitants du 3ème, citoyens à part entière de la ville de Marseille.